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Grâce à l’international, Black-Line réussit sa saison d’hiver

Difficile pour un acteur des sports d’hiver de réussir son année 2020 avec le blocage des remontées mécaniques. « L’étranger nous a sauvé« , reconnaît Sylvain Garnerone, cofondateur de Black-Line. La start-up installée à La Cadière d’Azur, dans le Var, a bénéficié d’une commande de 2000 unités de ses Quicksett, des fixations pour snowboards permettant de modifier la position des pieds sur la planche en déverrouillant le dispositif à volonté grâce à une montre, venue du… Japon. « C’est un pays qui une grosse culture snowboard », souligne Sylvain Garnerone. « Nous avons été repérés lors du CES Las Vegas en janvier de la même année« , raconte-t-il.

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Le produit était alors en prévente depuis un an avec à la clef 1000 unités commandées. Plus du double de l’objectif d’alors. Une grosse demande qui est aussi le fruit de la participation de la start-up à l’émission de M6 « Qui veut être mon associé ? ». Cette dernière débouche sur l’entrée au capital à hauteur de 20% pour 100 000 euros d’Eric Larchevêque. Cet entrepreneur est le cofondateur de Ledger, un fabricant de puce qui a pris en charge la production des Quicksett. « Nous cherchions des investissements financiers mais aussi une solution industrielle et cette opération nous a beaucoup apporté« , explique Sylvain Garnerone.

Une planche connectée en développement

Aujourd’hui, Black-Line revendique près de 5000 pré-commandes. 1500 auprès de particuliers et plus de 3000 auprès de distributeurs étrangers. Les contrats B to B en France n’ont pas abouti à cause de la fermeture des remontées mécaniques dans le cadre de la crise sanitaire. « Nous avions beaucoup de discussion avec des clients mais dès que la saison a été menacée ils nous ont dit qu’ils ne rentraient pas de nouveaux produits cette année« , avance Sylvain Garnerone.

Ce décalage permet à la start-up de cinq salariés de peaufiner ses Quicksett, notamment leur résistance, avant de pouvoir honorer les commandes. Un ajustement dont se charge le bureau d’études. « Nous ne faisons que l’interface entre eux et l’industriel« , résume le dirigeant.

De quoi libérer les équipes de R&D qui planchent d’ores et déjà sur un nouveau produit : un snowboard connecté. « L’idée est d’y insérer une puce afin de permettre de nombreuses fonctionnalités« , glisse Sylvain Garnerone qui ne veut pas en dévoiler davantage. Une levée de fonds de 100 000 euros auprès d’une cinquantaine d’investisseurs vient d’être bouclée pour terminer la recherche autour de ce projet. « Nous comptons lancer les préventes pour la saison 2021/2022 et des livraisons l’année suite« , détaille l’entrepreneur.

Un modèle BtoB

Comme pour les Quicksett, le but des précommandes est de promouvoir le produit auprès des consommateurs. Une fois le snowboard connecté bien installé auprès des consommateurs, les ventes auprès de professionnels doivent alors permettre de réaliser du volume. « Notre modèle économique à vocation à être tourné vers le BtoB« , expose Sylvain Garnerone.

La société qui génère 300 000 euros de chiffre d’affaires en 2020 ne compte pas en rester là. Plusieurs autres projets de développement de nouveaux produits sont dans les tuyaux. Dont certains pourraient sortir du monde du snowboard pour rentrer dans celui de la glisse de manière générale, y compris pour les activités d’été. Mais cela devrait attendre la commercialisation et la réussite du snowboard connecté.




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