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La Tour du Valat se penche sur le lien entre antibiorésistance et environnement

« L’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement ». C’est ainsi que l’Organisation mondiale pour la santé qualifie la résistance aux antibiotiques.

Pour résister à leur environnement, les bactéries sont capables de développer une résistance. « C’est la capacité acquise qu’a un pathogène à résister à un principe qu’on lui oppose », explique ainsi Marion Vittecoq, chercheuse à la Tour du Valat, institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes. « Ce phénomène de résistance est bien antérieur à l’invention des antibiotiques. Et la plupart du temps, cela est sans danger. Le problème, c’est la résistance aux antibiotiques que nous utilisons à des fins médicales ou vétérinaires ».

Car depuis le 18ème siècle, les antibiotiques ont été un tournant qui a posé les bases de la médecine telle qu’on la pratique aujourd’hui. Ils permettent de traiter toute une série de maladies infectieuses comme la pneumonie, la tuberculose ou encore la septicémie. « Sans eux, on ne pourrait pas faire de chirurgies. La médecine néonatale repose aussi beaucoup sur ces antibiotiques », complète Marion Vittecoq.

Remise en cause de la médecine

Mais à trop recourir aux mêmes molécules antibiotiques chez l’Homme et l’animal, « on exerce une pression sélective sur les populations de bactéries ». De telle sorte que celles possédant un gène de résistance gagnent un avantage compétitif sur les autres bactéries et se…




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