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« Il est temps que la technologie devienne un sujet politique » (Sébastien Soriano, 1/2)

LA TRIBUNE – Les enchères pour les fréquences 5G vont débuter le 29 septembre. Comment vont-elles se dérouler ?

SEBASTIEN SORIANO – Il s’agit d’une enchère ascendante. Au départ, il y a un prix de réserve de 70 millions d’euros pour chacun des onze blocs de fréquence de 10 MHz. Les quatre opérateurs déclarent ensuite le nombre de blocs qu’ils veulent. Chacun a le droit d’en demander au maximum cinq. Puis nous procédons au premier tour, en augmentant les prix à chaque fois que la demande est supérieure à l’offre. Le pas d’augmentation de l’enchère, à chaque tour, est de 5 millions d’euros par bloc. La procédure s’arrête lorsque la demande rencontre l’offre. Cette manière de faire permet aux opérateurs de savoir où ils en sont lorsqu’ils abandonnent l’enchère. Chacun est maître de son destin, un point fondamental à nos yeux. Je rappelle que les opérateurs ont déjà chacun obtenu 50 MHz de fréquences pour 350 millions d’euros. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, doubler la mise.

Quand l’enchère se terminera-t-elle ?

Quand les opérateurs le voudront ! Nous pensons que l’enchère ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de jours. Tout dépendra, après, de l’appétence des opérateurs pour les fréquences, et de l’énergie qu’ils mettront pour que les plus gourmands d’entre eux payent plus cher. Il y aura ensuite, courant octobre, une enchère de positionnement, qui déterminera la place des blocs de fréquences dans la bande. L’enjeu, pour les opérateurs, sera de positionner leurs blocs au mieux par rapport aux fréquences qu’ils possèdent déjà. Certains endroits, sur la bande, sont aussi un peu plus protégés contre les brouillages que d’autres.

Cette vente intervient alors que jamais la défiance envers la 5G n’a été aussi grande. Certains élus et ONG jugent que cette technologie nuira à l’environnement. D’autres fustigent sa nocivité pour la santé. Dans une tribune publiée dimanche, près de 70 élus de gauche et écologistes ont encore demandé un moratoire sur la 5G. Que répondez-vous à ces craintes ?

Nous pensons qu’il faut lancer la 5G mais aussi inventer de nouveaux garde-fous pour répondre aux inquiétudes. Toutes les questions qui sont posées autour de cette technologie sont légitimes, mais elles ne sont pas de nature à remettre en cause son lancement. Notre métier de régulateur, ici, est d’accompagner et d’encadrer les opérateurs. Je rappelle que la 5G est bien leur projet, et non celui de l’Etat. Le temps du monopole public des PTT n’est plus. A travers la 5G, l’enjeu c’est le développement des usages, de la société numérique et ouvrir la porte de l’Internet des objets. Bref, c’est plus de capacités d’échanges pour la société et l’économie. Pas question, à nos yeux, de postuler que la 4G suffit, et que la 5G ne sert à…




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