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Nokia assure vouloir rester « un employeur important en France »

Nokia promet qu’il a encore des ambitions dans l’Hexagone. L’équipementier télécoms finlandais Nokia a assuré vendredi à l’AFP vouloir « continuer à être un employeur important en France » alors que l’entreprise prévoit de supprimer 1.233 emplois dans l’Hexagone en 2021, une décision qui fait craindre la disparition du groupe du paysage industriel français. « Nokia continuera à être un employeur important en France avec une solide base de R&D (Recherche et développement, ndlr), de ventes et de services pour développer et réaliser les projets de nos clients », a affirmé dans un courriel un porte-parole du groupe. Ce dernier assure « s’engager pleinement dans un dialogue constructif avec les représentants des salariés et les autorités françaises ».

L’équipementier télécoms prévoit actuellement de supprimer 1.233 postes en France dont 402 postes à Lannion (Côtes-d’Armor) et 831 à Nozay (Essonne) en 2021 dans le cadre d’un plan de départs volontaires et avec « des solutions de reclassement », selon la direction, un plan social contesté par la France. Il s’agit du quatrième plan social depuis le rachat en 2016 d’Alcatel-Lucent par le Finlandais, dans un marché bouleversée par la percée du chinois Huawei au cours de la dernière décennie.

Un plan « inacceptable »

« Ce plan est inacceptable en l’état », avait dénoncé début juillet la ministre française déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher. « Je ne comprends pas comment Nokia peut faire un plan social aujourd’hui alors qu’ils sont positionnés dans les équipements télécoms et la 5G » et sur la cybersécurité qui sont des marchés d’avenir, et que « Lannion réunit des forces de R&D dans ces deux domaines », a renchéri lundi la ministre, qui s’est rendue sur le site de Lannion. Pour les syndicats, le plan actuel mènera inéluctablement à terme à la disparition du site breton, qui emploiera moins de 400 salariés s’il est mis en application, mais aussi à la disparition de Nokia du paysage industriel français.

Les trois précédents plans avaient touché les fonctions support alors que, dans ce quatrième plan, c’est la recherche et le développement qui sont concernés « à 95% », ont rappelé les syndicalistes lors d’une manifestation début juillet à Lannion. Ce plan s’inscrit dans le cadre d’un programme global de réduction des coûts lancé en octobre 2018 par le géant nordique, qui s’est recentré sur les équipements après un naufrage dans la fabrication de téléphones, dont il a longtemps été numéro un mondial.




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